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Pris de panique, Panoramix s'effondre. Les réserves d'huile de roche, ingrédient essentiel de la potion magique, sont vides. Astérix et Obélix, suivis de près par le druide espion Zérozérosix et sa mouche savante, s'embarquent pour un long voyage, à la recherche de l'huile de roche.
Tyr, Jérusalem, Bethléem, les rivages de la mer Morte et les plaines désertiques : Albert Uderzo, même à court de petra oleum, ne manque pas d'idée pour faire rire et rêver !
Albert Uderzo raconte : « Je suis allé à Jérusalem où j’ai été fasciné par le décor, incroyable. J’ai pris un tas de photos qui m’ont ensuite aidé à dessiner les décors. Jérusalem a été pour moi un choc : cette ville aux portes du désert, où sont nées toutes les religions, c’est très impressionnant ! »
En Gaule, on n’a pas de petra oleum mais on a des idées ! Dans L’Odyssée d’Astérix, Albert Uderzo se permet toutes les audaces : l’album commence du point de vue des sangliers (doublés en gaulois pour une meilleure compréhension du lectorat), le druide espion Zérozérosix emprunte ses traits au « james bondien » Sean Connery et s’accompagne d’une panoplie de gadgets incroyables tandis que Bernard Blier inspire un étonnant Soutienmordicus…
Le marchand phénicien Epidemais fait quant à lui un retour remarqué et l’ami disparu René Goscinny se voit caricaturé en Saül Péhyé, personnage qui apporte son aide à nos héros dans leur quête de l’huile de roche. Un grand classique de la littérature graphique ! |