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«Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile.» Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences. "Mijam ludzi. Patrzę na nich. Pytam, o której rano wstają, w jaki sposób zarabiają na życie i jaki na przykład jest ich ulubiony deser. A potem o nich myślę.Myślę o nich cały czas. Ponownie widzę ich twarze, ręce, a nawet kolor skarpetek. Myślę o nich godzinami, wręcz latami, a potem, pewnego dnia, próbuję o nich napisać".Anna Gavalda pisze opowiadania o ludziach, których mijamy na ulicy, ale nie zauważamy, bo niczym się nie wyróżniają. Dopiero, gdy przyjrzymy im się bliżej, okazuje się, że tak jak my przeżywają swoje wzloty i upadki. |